22 février 2008
Hôtel - Eden écolo au Brésil
L'avion se pose sur une piste sablonneuse, la mer est à quelques mètres. A peine le temps de marcher entre les cocotiers, et l'on se frotte les yeux : la Vila Naia, dans le sud de l'Etat de Bahia, est un hôtel qui ressemble... à tout sauf à un hôtel. Autour, pas d'immeubles ni de restaurants touristiques, mais une réserve naturelle et les 15 kilomètres de plage déserte de Corumbau. Les bungalows sont disséminés dans 5 hectares de végétation et rappellent un village de pêcheurs. Le maître mot, ici, est l'écologie, et tout a été pensé pour faire du bien aux clients sans faire de mal à la planète : les maisons ont été construites en bois de charpente récupéré et les toits, couverts de tuiles traditionnelles. Quant aux suites, séparées par de petits salons, elles sont toutes de couleurs différentes (du rouge, de l'orange, du blanc, du vert...) et le bois contraste avec le cuir, le verre et le métal des meubles. Toutes sont ouvertes à l'est et à l'ouest, ce qui permet une ventilation naturelle-et une nuit en pleine nature, que l'on entend bruire, à défaut de la télévi-sion, absente des chambres. En plus des plaisirs du spa et du restaurant, on appréciera les abords de la piscine, où l'on peut se reposer, protégé par des cloisons de moustiquaire. Le paradis existe, il s'est caché sur les côtes du Brésil
Vila Naia-Corumbau, 17e paralelo. A partir de 420 € pour une chambre double, en pension complète. (55) 11.3063.2023, www.vilanaia.com.br
Je me suis égaré quelques instants !!!!!!!
19 février 2008
Calendrier Miss France 2008
Je l'ai acheté à Noel pour la bonne cause mais aussi pour l'esthétisme et la qualité des photos de Peter Lindbergh, un grand monsieur de la photographie qui a beaucoup travaillé avec Vogue.
J'espère que les Miss en referont un l'année prochaine, pour une fois qu'une Miss peut donner quelque chose ...
08 septembre 2007
La pire invitation de ma vie
Un cri terrible fend l’air. Les convives me regardent, stupéfaits. Je réalise soudain que c’est moi qui ai crié. “Ça va ?” me demande mon voisin de gauche. Paralysée par la peur, je me contente d’émettre un long grognement. J’ai bêtement accepté la pire invitation à dîner de ma vie. Ce ne sont pas les gens qui m’indisposent, mais l’endroit. Nous nous balançons au bout d’une grue, attablés à près de 50 mètres de hauteur. Cinquante mètres, ce n’est peut-être pas très haut pour les amateurs de saut à l’élastique, mais c’est presque la moitié de Big Ben. La formule de ce dîner original – un must pour nantis en manque de sensations fortes – est parfaitement légale. Comme le dit David Ghysel, le sémillant organisateur belge de “Dinner in the Sky” : “Nous nous sommes rendu compte que les gens en avaient assez d’aller constamment dans les mêmes restaurants. Ils veulent quelque chose de différent, alors on a décidé de repousser les limites.” Les équipements sont rigoureusement contrôlés avant chaque dîner. La table flotte dans l’air ; au centre, une plate-forme où les serveurs préparent boissons et repas. Je constate avec horreur qu’ils ne portent même pas de harnais de sécurité. Tout le dispositif est rattaché par un câble d’acier au bras d’une grue.
Notre ascension n’a rien de tumultueux mais je suis terrifiée. Nous ne cessons de monter, au-dessus des arbres, des lampadaires et des toits, avant de nous stabiliser. “Prochain arrêt, le paradis”, lance un convive. Tout le monde s’extasie sur la vue panoramique de la campagne belge et je sens mes nerfs lâcher pendant que David, parfaitement indifférent au vide en dessous de nos pieds, nous explique comment incliner et faire pivoter les fauteuils. Soudain, notre dîner apparaît comme par magie au milieu de la table : salade de jambon de Parme et crevettes grillées. Tout a l’air délicieux mais, ayant perdu tout appétit, je me rabats sur la boisson. L’alcool me revigore : je trouve même le courage de jeter un œil en bas. J’aperçois des moutons, des maisons et des gens qui nous font signe. Pour la première fois, je commence à me sentir bien. Les mains derrière la tête, j’allonge mon fauteuil au maximum, ferme les yeux et me délecte de la caresse du vent dans mes cheveux. Ma rêverie est brutalement interrompue par un besoin pressant. C’est alors que je prends conscience des graves inconvénients d’un dîner en plein ciel. Je n’ai plus qu’à croiser les jambes. Mais il y a un autre problème. Le cadre a beau être parfaitement intime, il est impossible de discuter tranquillement avec ses voisins de table. A cause du vent, il faut hurler pour se faire entendre, ce qui limite grandement les conversations, sans compter qu’il est impossible de changer de place pour échapper à un voisin rasoir. Une heure plus tard, je retourne sur la terre ferme, d’un pas encore mal assuré. Il ne me reste plus qu’à trouver quelque chose à me mettre sous la dent.
03 septembre 2007
Saint Gaudí, faiseur de miracles
La dévotion religieuse dont fait l’objet Antoni Gaudí progresse plus vite que le chantier de la Sagrada Familia. L’architecte pourrait bien faire son entrée au calendrier des saints avant que ne s’achèvent les travaux du temple. L’association qui prône la béatification de Gaudí a commencé à répertorier des cas de miracles présumés qui pourraient lui ouvrir les portes de la sanctification. Le dossier sera transmis au Vatican, où il devra être validé par deux commissions, l’une scientifique, l’autre théologique. Le cas le plus récent concerne Ramón Amargant, un catholique pratiquant de 62 ans. Cet habitant de Canet de Mar, en Catalogne, a subi trois interventions successives pour qu’on lui implante une prothèse de titane. Ces opérations s’étaient soldées par une plaie ouverte qui suppurait en permanence. Or son état s’est amélioré de façon spectaculaire en quarante-huit heures. “La plaie a cicatrisé et je n’éprouve aucune gêne. Les médecins ne s’expliquent pas le phénomène.” Ce n’est pas la première fois que M. Amargant demandait de l’aide à Gaudí. Ses prières sur la tombe de l’architecte, dans la crypte du temple, pour la guérison d’un ami atteint de cancer, ont apparemment été exaucées. “Je ne crois pas qu’un être humain puisse avoir commencé la Sagrada Familia sans intercession divine”, confie-t-il.
Le vice-postulateur de la cause de la béatification et recteur de la Sagrada Familia, le prêtre Lluís Bonnet, a raconté un autre épisode “surnaturel” relaté par son propre protagoniste, le photographe Andreu Català. Le 6 février 2002, rapporte ce dernier, il faisait des photos du haut de la grue qui se dresse dans la nef centrale de la Sagrada Familia. Un brusque coup de vent lui fit soudain perdre l’équilibre, et l’un de ses objectifs tomba de 90 mètres de haut. Craignant d’avoir blessé quelqu’un, il invoqua aussitôt Gaudí. Il chercha en vain l’objectif : impossible de mettre la main dessus. Un mois et demi plus tard, il retrouva l’objet au pied de la grue. L’objectif, bien que rempli d’eau, était intact. Il portait deux marques attestant de sa chute. Un livre récemment publié par l’Association pour la béatification d’Antoni Gaudí, présidée par l’architecte José Manuel Almuzara, fait état de nombreuses faveurs apparemment obtenues grâce à l’intercession du créateur de la Sagrada Familia : retrouvailles familiales, emploi, aides pour obtenir un logement. Beaucoup de ces témoignages proviennent d’Amérique latine. L’ouvrage comprend une lettre du Polonais Stanislaw Dziwisz, jadis fidèle secrétaire de Jean-Paul II et actuel cardinal de Cracovie. Dans ce document daté de juin 2006, il se déclare un fervent admirateur de “l’architecte de Dieu”. “J’avoue que la lecture de la biographie – en polonais ! – que vous m’avez offerte lors de mon séjour à Barcelone avec le pape m’a profondément ému, écrit-t-il. Je prie tout particulièrement pour cette béatification, que j’appelle de tous mes vœux.” Et de conclure : “Pour ma part, je vous encourage à prier pour la prompte béatification de cet autre serviteur de Dieu, Jean-Paul II.”
19 août 2007
Le gouvernement kényan s'ennuie
Las de se tourner les pouces, une trentaine de vice-ministres kényans ont écrit une lettre au président de la République pour réclamer du travail. "Je vais au bureau et je lis les journaux", résume le vice-ministre du Développement de la pêche, Abu Chiaba.
Le président kényan, Mwai Kibaki, est arrivé au pouvoir en 2002 en promettant un gouvernement restreint. En fait, écrit la BBC, il a augmenté le nombre de postes pour placer ses alliés au gouvernement : au total, 50 vice-ministres dans 33 ministères, soit 9 millions de dollars de salaire par an. "Nous avons une responsabilité à l'égard du contribuable, notre salaire doit être en rapport avec ce que nous faisons", s'indigne un autre vice-ministre, Bonny Khalwale.
Certains Kényans se demandent pourquoi ces responsables politiques ont mis si longtemps à se plaindre, ne soulevant le problème que six mois avant les élections. En tout état de cause, leur lettre est restée sans réponse, indique le site du quotidien kényan Daily Nation.
12 août 2007
En famille, ça roule
Les frères et les cousins, d’accord. La bande de copains, pas question. Dans l’Ohio, une nouvelle loi interdit à tout conducteur de 16 ans de transporter dans sa voiture plus d’un passager sans lien de parenté avec lui. Cette disposition s’appuie sur les conclusions de l’Institut d’assurances pour la sécurité routière montrant que, pour un conducteur de 16 ou 17 ans, le risque d’avoir un accident augmente quand il a un passager à bord, et croît avec chaque passager. La loi est difficile à appliquer, note le Colombus Dispatch : la police passe trop de temps à déterminer quels sont les liens familiaux des occupants du véhicule.
09 août 2007
Des dangers de la téléphonie mobile
Aux commandes d'un blindé léger, un Australien a détruit une série d'antennes de téléphonie mobile dans la banlieue de Sydney. Motif invoqué : le rayonnement électromagnétique de la téléphonie mobile a ruiné sa santé. John Patterson, ancien technicien chez Telstra – le plus gros opérateur de télécom australien –, a utilisé un véhicule de transport de troupe pour s'attaquer à sept antennes relais. Pris en chasse par la police, assistant impuissante à l'équipée destructrice, l'homme a finalement été arrêté quand son quinze-tonnes a calé. John Patterson tentait alors de démolir sa septième antenne, à Dean Park, rapporte The Register. L'engin chenillé provenait d'une société de location de matériel où avait travaillé le quadragénaire. Cette équipée vengeresse a privé de communications des pans entiers de Sydney.
07 août 2007
Comme un os
Rarement volaille morte aura occasionné de telles souffrances. La justice a reconnu le traumatisme infligé à M. Arvind Sharma, qui avait commandé un repas végétarien et s'est vu servir du poulet par erreur à bord d'un vol Bangalore-Kuala Lumpur. La compagnie Malaysan Airlines (MAS) a été condamnée à 20 000 ringgit (4 321 euros) de dommages et intérêts, eu égard au "stress, à la dépression, à l'humiliation", bref aux souffrances morales endurées par le plaignant qui "a perdu sa fierté et son amour-propre". M. Sharma est un brahmane de stricte obédience et n'a jamais mangé de viande de sa vie. "Le fait d'être né dans une famille de brahmanes, d'avoir été élevé en brahmane et d'être végétarien lui accorde un statut social particulier, qui lui vaut le titre honorifique de pundit en Inde", a expliqué le juge. Selon le New Straits Times, l'infortuné passager a vomi ce qu'il avait ingéré.
05 août 2007
Trente-deux dents et plusieurs dehors
J'inaugure aujourd'hui, une nouvelle rubrique "Insolite". J'ai toujours été friand d'insolite et de faits divers extraordinaires.
Voilà le premier, spéciale dédicace à Julien !!!!
Le rugbyman australien Ben Czislowski a joué pendant près de quatre mois avec la dent d'un adversaire plantée dans le front. Le pilier du Wynnum de Brisbane et l'attaquant des Tweed Heads Matt Austin s'étaient violemment heurtés la tête lors d'un match de la Queensland Cup, le 1er avril. Czislowski avait été recousu, mais il se plaignait depuis de violents maux de tête et de fatigue. Dernièrement, son œil s'était infecté. "J'ai sa dent sur ma table de chevet. S'il la veut, je peux lui rendre, mais pour l'instant je la garde comme preuve", a-t-il déclaré à l'agence australienne AAP. Le joueur n'est pas le seul à avoir eu droit à un souvenir d'un adversaire, note le Brisbane Times. En 2004, le talonneur australien Shane Millard a dû se faire retirer une canine du bras. Deux ans plus tôt, le joueur Jamie Ainscough a failli être amputé du bras. L'infection a été jugulée quand on en a découvert la cause – une dent, of course.


