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Un tour d'horizon de ma vie: La politique, le cinéma, les livres, la télé et...les girondins mais aussi tout le reste !!!!

26 juin 2008

Fête du Vin à Bordeaux

Lu ce jour dans Sud Ouest

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Les amateurs de vins vont se faire plaisir pendant quatre jours sur les quais de Garonne, à Bordeaux. Hier, les derniers tours de vis étaient donnés pour monter des dizaines de stands qui formeront une route des vins de 2 kilomètres, entre le pont de pierre et le quartier des Chartrons. Partout, depuis le bord de la route, des affiches annoncent l'événement. Difficile de le rater.
Depuis plusieurs jours, des restaurants sont ouverts sur place dans le cadre de l'opération Bordo'Mundo, mais Bordeaux fête le vin, pour sa 6e édition, ouvre aujourd'hui à 11 heures, et ce jusqu'à dimanche soir. « Avec le beau temps prévu cette fin de semaine, les choses se présentent bien », assure un responsable des appellations Bordeaux et Bordeaux supérieur. « Notre stand, aux couleurs de la modération, prône une consommation responsable », ajoute-t-il. Cette démarche est le fil conducteur d'une fête qui se veut sans débordements. Ainsi, aucune bouteille n'est en vente sur place, il s'agit de déguster des vins de vignerons, de coopératives ou de négociants, en rosé, blanc, rouge ou crémant. L'achat d'un pass à 13 euros permet de déguster 12 vins parmi toutes les AOC Aquitaine présentes. Et vous pourrez ramener le verre à la maison. Des crachoirs sont prévus car déguster n'est pas obligatoirement avaler, surtout s'il fait chaud.
En fonction de vos goûts, commencez par le blanc avant de déguster du rouge. À l'heure de l'apéritif, un crémant est une bonne idée. Au c?ur de l'après-midi, un rosé peut désaltérer.
Au-delà du vin, de multiples spectacles sont prévus pour une fête où il est préférable de se rendre en tramway.

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13 juin 2008

Une route des vins de 2 km sur les quais de Garonne

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Bordeaux, capitale mondiale du vin, fera la fête autour du produit pendant quatre jours, du jeudi 26 au dimanche 29 juin compris. Une date à cocher sur les agendas de tous les amateurs.
« Cette fête ne sera pas une grande beuverie mais un rendez-vous élégant et distingué autour de la découverte des terroirs et de la dégustation », a indiqué d'emblée Alain Juppé lors de la présentation de ce rendez-vous effectuée hier dans les locaux de l'Office de tourisme de Bordeaux.
À ses côtés, les représentants des collectivités locales (Département, CUB, Région) et professionnelles (Conseil interprofessionnel du vin et Chambre de commerce). Bordeaux fête le vin, dont la première édition remonte à 1998, est, en effet, le fruit de la rencontre de trois univers - politique, viticole et touristique -, ce qui est déjà une victoire en soi tant on part de loin pour que la ville assume auprès du grand public son statut de capitale (professionnelle) du vin.

Montée en gamme. Avec un budget de 2,6 millions d'euros (le CIVB et la mairie étant les deux principaux bailleurs), cette fête monte en gamme cette année et propose un programme qui a été détaillé par Laurent Maupilé, cheville ouvrière d'un événement sur lequel il travaille depuis des mois.

80 appellations. Après la place des Quinconces il y a deux ans, la fête retourne sur les quais de Garonne, un véritable écrin avec les façades XVIIIe environnantes. Concrètement, une route des vins sera proposée sur 2 km le long du fleuve. Y seront proposés des vins de 80 appellations de Bordeaux et d'Aquitaine. Aucune bouteille ne sera vendue, il s'agira seulement de déguster via l'achat d'un pass : 13 euros pour 12 dégustations, un ticket tramway (recommandé pour s'y rendre) et? une bouteille d'eau Abatilles de 50 centilitres.
Car ici la modération est sur toutes les lèvres. Le soir, des festivités sont prévues avec feu d'artifice, concerts et autres sons et lumière grandioses place de la Bourse. Réservations des pass dégustations et programme sur www.bordeaux-fete-le-vin.com

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20 février 2008

Bordeaux - Bords de Garonne - La dernière touche

Lancé en 2003, le chantier d'aménagement des quais entre dans sa phase finale. Bordeaux s'est réconciliée avec son fleuve, et, d'ici à 2009, la ville offrira l'une des plus belles façades fluviales d'Europe.

Des immeubles décrépits, des façades noircies par les effets conjugués des ans et de la pollution. Des hangars désaffectés entourés de grilles rongées par la rouille et fréquentés la nuit par une faune inquiétante. Des friches industrielles jonchant les bords de Garonne et, la nuit tombée, ce sentiment d'insécurité permanent qui vous prenait aux tripes, catalysé par une vision de quartier fantôme, abandonné aux ravages de la crasse et aux excès de quelques bandes de paumés...

Bon nombre de Bordelais ont déjà effacé de leurs souvenirs ces images glauques d'un Bordeaux pourtant pas si lointain. Il y a dix ans seulement, les quais et les bords de la Garonne offraient encore à la surface du fleuve ce reflet triste d'un secteur oublié par les décideurs et déserté par les riverains. Il demeure pertinent de se le rappeler pour mesurer le chemin parcouru.

Du centre André-Malraux au cours du Médoc, les façades resplendissent et les trottoirs invitent à la promenade. La place de la Bourse rayonne comme au XVIIIe siècle et la Bourse maritime a retrouvé sa superbe. En bord de Garonne, la majorité des vingt hangars a disparu, les autres ont été rénovés. De larges promenades paysagères attirent chaque dimanche des centaines de badauds et l'été, face à la Bourse, les jeux du miroir d'eau égaient des dizaines d'enfants plongeant dans la nappe de brouillard artificiel.

Dossier phare du projet urbain d'Alain Juppé-le maire de Bordeaux a souhaité le suivre personnellement-, l'aménagement des quais touche à sa fin. Lancé en 2003 et financé par la communauté urbaine (26 millions d'euros), il est piloté par le paysagiste Michel Corajoud, lauréat la même année du Grand Prix d'urbanisme. « Par rapport à des esquisses très minérales, Corajoud nous avait présenté quelque chose de beaucoup plus original et de plus vivant parce que plus axé sur le végétal. C'est ce qui nous a séduits », se rappelle Michel Duchène, adjoint au maire.


« Bordeaux la Blonde ». Sublimé par l'arrivée du tramway, dont l'extension de la ligne B permet désormais de relier Bacalan au coeur de ville, l'aménagement de la partie située entre le pont de Pierre et le centre commercial des Hangars des quais est achevé. Il faudra néanmoins encore dix-huit mois de travaux pour que les 4,5 kilomètres de façade fluviale soient entièrement restructurés. Point d'orgue du chantier encore en cours : la création d'un vaste espace vert entre le centre André-Malraux et le pont de Pierre. « Plus qu'un jardin ou qu'une promenade, il s'agit d'offrir, face au quartier Saint-Michel, totalement dépourvu de verdure, un véritable parc municipal bénéficiant d'une couverture végétale dense mais laissant de belles ouvertures à la vue depuis la rive droite », poursuit Michel Duchène.

Les démolitions des quais de béton sont terminées, les nouvelles berges naturelles sont constituées et la plantation d'arbres a débuté. Difficile de se faire une idée du résultat autrement qu'en visionnant des esquisses virtuelles. Mais, si l'on en juge par la qualité des précédentes réalisations, il ne devrait pas décevoir. Enthousiaste, notre adjoint au maire n'y va pas par quatre chemins pour qualifier cette réalisation. « Peu de villes en Europe disposaient d'un espace portuaire de cette importance et aussi proche du centre-ville. Il s'agit, à mon sens, d'un des plus beaux projets de requalification de port et, demain, Bordeaux pourra se targuer d'offrir une des plus somptueuses façades fluviales européennes. »

La capitale d'Aquitaine pourra sans doute aussi revendiquer le surnom de « Bordeaux la Blonde ». Un surnom qui participera à sa notoriété. Tout comme l'a fait, pour l'île de Ré, celui de « Ré la Blanche », dû à l'exceptionnelle luminosité du site. A Bordeaux, ce surnom s'impose en raison de la couleur des pierres, légèrement patinées, qui font revivre les quais

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08 février 2008

Bordeaux- Voyage au bout de la ville

Le territoire bordelais regorge de bâtiments surprenants et son histoire de personnages aussi extraordinaires que méconnus. A ce « Bordeaux secret et insolite » Richard Zéboulon et Philippe Prévôt ont consacré un ouvrage magnifiquement documenté. « Bordeaux secret et insolite » aux éditions Les Beaux Jours. Et ils en préparent un second, preuve que la matière est loin d'être épuisée.

Bon nombre de lieux secrets restent à l'abri des regards. D'autres, en revanche, sont exposés chaque jour au passage de milliers de Bordelais. Sans toujours être remarqués. C'est le cas de la borne du kilomètre zéro. Située au pied du n° 10, place Gambetta, elle est à l'origine du bornage de la commune, réalisé au XIXe siècle, et symbolise le centre géographique de la ville. Un point de départ idéal pour notre parcours qui nous amène d'abord au n°5, impasse de la Rue-Neuve, près de la porte de Bourgogne. C'est là que se dresse la plus vieille maison de Bordeaux, un petit oustaü (« hôtel », en gascon) bâti dans la première moitié du XIIIe siècle. Un des rares vestiges de maisons médiévales. Cette ancienneté majeure a longtemps été usurpée par une autre construction, remarquable par sa façade en pans de bois, située au n° 2, rue Pilet, dans le même quartier. Il a, depuis, été démontré que cette prétendue plus vieille maison de Bordeaux daterait en fait du XVIe siècle. Quant à l'ancien couvent des Dominicains, rue des Ayres, autre édifice méconnu, il n'en subsiste que peu de choses. Datant du XVIIe siècle, il a été bâti sur l'emplacement de la mairerie, ancienne résidence officielle du maire de Bordeaux depuis le Moyen Age, où Michel de Montaigne, élu en 1581, résida un temps.

Nichée au fond d'une impasse dans le quartier de la Victoire, la maison du n° 30, rue Mazarin, ne se signale pas tant par son architecture banale que par l'événement qui s'y est produit, le 3 février 1822. Dans la chapelle jouxtant cette demeure, où résidait l'abbé Noailles, fondateur de la congrégation de la Sainte-Famille, le Christ apparut au prêtre et à ses fidèles. Quatorze attestations manuscrites, conservées à Rome dans les archives de la Sainte-Famille, relatent ce miracle.

Difficile d'évoquer les édifices remarquables de Bordeaux sans un mot sur les multiples hôtels particuliers qui témoignent du formidable essor de la ville au XVIIIe siècle. Faute de liste exhaustive, une balade sur les quais, dans le quartier Victor-Hugo ou le secteur des allées de Tourny suffit pour se faire une idée de la magnificence passée. Derrière les belles façades se sont parfois déroulées quelques aventures humaines extraordinaires et méconnues.


Des lieux et des hommes

Au n° 12, rue de la Devise, l'hôtel de Sèze abrita, au XVIIIe siècle, Romain de Sèze, brillant avocat qui, en 1792, âgé de 44 ans, fut appelé par Tronchet et Malesherbes pour assurer avec eux la défense de Louis XVI. Plus tard, le bel hôtel fut le témoin de la courte liaison entre Aurélien de Sèze et George Sand .

En s'intéressant à la belle maison du 8, rue de la Rousselle, dans le quartier Victor-Hugo, Richard Zéboulon et Philippe Prévôt ne soupçonnaient pas qu'ils allaient faire une découverte extraordinaire et percer un secret jamais dévoilé jusqu'alors. C'est ici, à deux pas de la maison de Montaigne, que vécut l'abbé Maurice Baillet. Sa singularité ? Ce savant solitaire participa au déchiffrage des manuscrits de la mer Morte découverts en 1947 en Judée. Il fut le seul membre de l'équipe internationale mobilisée pour la recomposition et la traduction des 144 manuscrits, écrits en hébreu, araméen et grec, à avoir terminé sa tâche.

Dans un tout autre registre, le château Tauzin, dans la rue du même nom, à la limite de Bordeaux et de Pessac, mérite le détour. Cette belle demeure du XIXe est le seul vestige des anciens studios de cinéma Couzinet, fondés à Royan et déplacés à Bordeaux après la Seconde Guerre mondiale. Sous le label Studios de la Côte d'Argent, ils ont connu une intense activité jusqu'en 1962. Et pour rester dans la rubrique cinéma, c'est à l'hôtel des sociétés savantes du 10, allées de Tourny, le 29 février 1896, qu'eut lieu la première projection, à Bordeaux, du Cinématographe des frères Lumière.


Mystères et lieux saints

Eglises et autres lieux saints se prêtent volontiers au secret. Secrets historiques, comme celui de l'église Sainte-Colombe, bâtie au Moyen Age et dont il ne reste qu'une pierre sculptée sur le pan coupé d'une façade, au n° 4, de la rue Buhan, près de la place du Palais. Secrets mobiliers, à l'instar des magnifiques lambris de la sacristie de l'église Saint-Louis-des-Chartrons. Un ensemble exceptionnel et peu connu des Bordelais, réalisé en acajou de Cuba et provenant de l'ancienne église des Carmes, bâtie entre 1724 et 1735 sur le même emplacement mais démolie parce que jugée trop petite.

Secrets d'origine, telle celle, allemande, de l'orgue polychrome de l'église Saint-Augustin. Un instrument d'une grande beauté, rénové en 1987 à partir des vestiges d'un orgue du XVIIe siècle retrouvé à Hambourg. Secrets de vocation, à l'image des multiples destinées de l'église Saint-Siméon, place Camille-Jullian. Quels Bordelais savent qu'avant d'accueillir le cinéma Utopia elle fut occupée par un marchand de cycles, puis un garage ? Beaucoup ignorent que l'église, bâtie au XVe siècle, fut reconvertie en salpêtrière et accueillit, en 1833, l'Ecole navale des mousses, avant de devenir, en 1863, fabrique de conserves de légumes.

Secrets d'utilisation, avec l'horloge solaire de l'église du Sacré-Coeur, près de la gare Saint-Jean. Datant du début du siècle et financée grâce à une quête organisée par le roi d'Espagne Alphonse XIII, de passage à Bordeaux, elle est probablement la seule horloge de la région dotée d'un cadran à 24 heures située sur une façade d'église. Une seconde horloge, placée symétriquement à la première et où s'affiche le cycle classique des 12 heures, a été financée par la même quête.

Secrets historiques, enfin, comme celui de la croix gothique de Saint-Projet, sur la place du même nom. Unique monument du genre à Bordeaux, elle daterait de la fin du XVe siècle. Ces croix faisaient l'objet de vénérations lors de certaines fêtes religieuses. Abattue pendant la Révolution, la croix de Saint-Projet fut restaurée en 1803, grâce à la générosité d'un marchand de dentelles du quartier Sainte-Catherine.


De belles histoires de plantes

Les multiples jardins et autres espaces verts de la ville offrent autant d'occasions d'évoquer de belles histoires végétales. L'une des plus étonnantes est sans doute celle du magnolia géant du jardin public. En avril 1857, cet arbre majestueux (15,60 mètres), déjà vieux de 42 ans et accusant 45 tonnes à la pesée, fut transporté du vieux jardin des plantes de la Chartreuse jusqu'à l'actuel jardin public, que la municipalité de l'époque avait décidé de redessiner à l'anglaise. Une voie ferrée de 2 kilomètres fut posée pour l'occasion et un chariot construit sur mesure. Il fallut quatre jours pour convoyer le bel arbre. Douze autres magnolias suivirent le même chemin.

Remarquable également, bien que n'ayant pas subi le moindre déplacement, l'arbre de Judée du square Honoré-d'Estienne-d'Orves, à Caudéran. Il serait âgé de 250 ans. Historiquement, l'arbre de Judée serait celui auquel Judas se serait pendu après avoir trahi Jésus. Ses fleurs pourpres symbolisent les larmes du Christ.

Ce n'est pas un hasard si l'hôtel du n° 57, rue Huguerie porte le nom de « maison du Lierre ». L'arrière-cour de l'immeuble abrite en effet l'un des plus vieux lierres de France. Mesurant 55 centimètres dans sa plus grande circonférence, le pied daterait d'au moins deux siècles !

Rue Laroche, derrière le jardin public, un petit bâtiment aux allures de temple lilliputien abrite la très ancienne fontaine de Figueyreau, également appelée la fontaine au Figuier. L'arbre qui a donné son nom à l'endroit a disparu depuis longtemps, mais la source coule toujours. Elle alimentait les habitants du quartier au Moyen Age. L'eau fut canalisée lors de la construction d'une première fontaine au XVIe siècle, qui fit l'objet d'une restauration en 1832.

Les amateurs d'exotisme seront séduits par le petit jardin japonais du quartier Nansouty. Peu connu en dépit des visites organisées par l'office du tourisme, cet espace modeste de 100 mètres carrés, flanqué d'une pagode, a été conçu en 1993 par un architecte d'intérieur dans l'esprit des jardins japonais. Il fourmille de détails végétaux ou minéraux dont chacun a une place et une signification précises.


Secret et insolite

Rien d'étonnant à ce que le secret flirte avec l'insolite. A l'instar de l'impasse de la Fontaine-Bouquière, située au niveau du n° 52, cours Victor-Hugo. Un lieu surprenant, parmi les plus secrets du vieux Bordeaux. L'accès à cette venelle est défendu par une grille en fer forgé. L'impasse constitue en outre l'un des rares témoignages de l'époque médiévale. Elle s'appelait alors impasse des Pédouillets, allusion aux mendiants qui venaient s'épouiller à la fontaine Bouquière, qui coulait 10 mètres au-dessous du niveau du cours Victor-Hugo entre les deux murs du rempart du XIIIe siècle.

Insolites assurément, ignorés bien qu'offerts aux regards de tous, les chats du quartier Saint-Seurin. On peut découvrir ces félins de pierre sur les façades des rue Saint-Etienne et Jean-Soula. Leur présence concrétise la signature de l'architecte bordelais Jean-Jacques Valleton, qui aimait les chats au point d'en orner la façade des immeubles qu'il construisit au XIXe siècle.

Insolite encore et visible seulement à marée basse, la pile d'un pont fantôme qui émerge des berges de la rive droite, face au cours du Médoc. Commandé à la fin du XIXe siècle par le maire Adrien de Baysselance, il connut la traditionnelle pose de la première pierre, le 19 septembre 1910, par le président de la République, Armand Fallières. Mais, faute d'argent, il ne fut jamais achevé. Enfin, difficile de clore ce chapitre sans un passage place Picard, près du cours Balguerie-Stuttenberg. Ici trône une réplique miniature de la statue de la Liberté. L'original, en cuivre, avait été offert en 1888 à la ville par le sculpteur Auguste Bartholdi. Il fut détruit par les Allemands en 1941, mais, depuis l'an 2000, une copie en résine, légèrement plus petite, l'a remplacé.


Histoires de cloches

Les cloches de Bordeaux résonnent de quelques histoires pour le moins surprenantes. L'anecdote la moins connue en concerne une, située au-dessus de l'hôtel de ville. Après l'incendie qui en ravagea les charpentes, en 1871, on installa une horloge dotée d'un carillon à trois cloches, visibles de la cour de la mairie. La cloche du centre, la plus imposante, est datée de 1663. Elle proviendrait en fait de l'ancienne église Sainte-Colombe. Non seulement elle compte parmi les quinze cloches bordelaises qui ont échappé à la fonte pendant la Révolution, mais elle peut se targuer d'être l'une des rares cloches d'église à sonner les heures républicaines !

Plus sombre est l'histoire de la célèbre grosse cloche de la rue Saint-James. Tout le monde connaît le monument. Bien peu savent qu'il abritait, au début du XVIe siècle, de sordides cachots. Cette prison fut baptisée hôtel du Lion d'or en raison de la girouette en cuivre qui surmonte le clocheton. L'édifice est en cours d'aménagement afin d'ouvrir ses portes au public.

Classée monument historique, la cloche de l'église Saint-Seurin s'avère singulière à double titre. Son bronze provient de canons espagnols confisqués en 1637 par le cardinal Henri de Sourdis, archevêque de Bordeaux, chargé de reconquérir les îles Sainte-Marguerite (actuelles îles de Lérins). Et elle passe, en outre, pour être la plus ancienne cloche de Bordeaux. Une affirmation pas tout à fait exacte. La plus ancienne cloche se trouve ailleurs. Mais, dans ce cas précis, garder son secret, c'est aussi préserver le vénérable objet.


De drôles d'inscriptions

Bon nombre de chasseurs de secrets ont tenté de mettre au jour la signification des multiples inscriptions qui ornent rues et monuments de Bordeaux. Beaucoup s'y sont cassé les dents. Personne n'a ainsi, à ce jour, réussi à déchiffrer les lettres hébraïques qui ornent un petit carré de pierre situé derrière des colonnes toscanes, sur la façade du n° 18, rue du Cloître. Nul ne sait pourquoi des maçons, des tailleurs de pierre et même un maître de musique ont gravé leurs noms, accompagnés de dates (de 1540 à 1668), sur les piliers de la tribune d'orgue de la cathédrale Saint-André. De même, on ignore toujours l'histoire des inscriptions gravées sur les dalles funéraires de la basilique Saint-Michel. Certaines pierres sont simplement numérotées, d'autres témoignent de la présence de sépultures d'artisans et autres petites gens. Prouvant ainsi que, contrairement à ce que l'on croyait, le privilège n'était plus, au XVIIIe siècle, réservé aux religieux ou aux nobles.

Plus compréhensible est l'histoire des inscriptions figurant en façade du n° 72, rue Emile-Fourcand. A gauche, le mot « serrages » qui signifie rangements. A droite, le terme « lieux publics ». La découverte, par Richard Zéboulon et Philippe Prévôt, d'un document aux archives municipales a permis de percer le mystère. En 1866, la ville décida d'installer un marché couvert dans le quartier. Il prit de l'ampleur et justifia l'achat de la maison de la rue Emile-Fourcand en guise de local de serrage. Plus tard, sous la pression des marchands et riverains, des lieux d'aisance furent créés et l'inscription « lieux publics » ajoutée par l'architecte.

Bien peu de Bordelais connaissent l'histoire de Stephen Girard. Seule l'épitaphe « Stephen Girard, riche banquier du monde », sur sa tombe du cimetière de la Chartreuse, témoigne du destin peu commun du jeune Etienne Girard. En 1776, il débarqua sans argent à Philadelphie, fonda la banque Girard et obtint la nationalité américaine. A sa mort, en 1812, il légua sa fortune, estimée à plus de 100 millions de dollars actuels, à la ville de Philadelphie. « Stephen » Girard ne retourna jamais à Bordeaux. On peut en revanche toujours voir la maison où il naquît, le 20 mai 1750, au n° 4, rue Ramonet, dans le quartier des Chartrons.

En longeant la basilique Saint-Michel par la rue des Faures, il suffit de lever la tête pour percevoir dans un entrelacs de figures de pierre le nom d'Henry de Valois Roy, dont le « h » est surmonté d'une couronne royale. Un hommage à Henri III qui permit, grâce à ses dons, l'achèvement de l'église.

Au coeur de Bordeaux, la rue Esprit-des-Lois cache l'un des secrets les mieux gardés mais aussi les plus exposés aux regards de la foule. Des milliers de personnes déambulent chaque jour dans cette rue longeant le Grand Théâtre. Beaucoup ignorent que son nom fait référence à l'oeuvre majeure de Montesquieu, « De l'esprit des lois ou du rapport que les lois doivent avoir avec la constitution de chaque gouvernement, les moeurs, le climat, la religion, le commerce, etc. ». Du titre, la rue n'a gardé que les premiers mots, mais qu'une ville attribue le nom d'une rue à une oeuvre reste unique dans les annales françaises !

C'est à une oeuvre d'un autre genre que se réfère la rue Georges-Juzan, près du stade Chaban-Delmas. Elle rend hommage à un Bordelais méconnu qui pourtant, à la fin du XIXe siècle, fut le véritable inventeur de la bicyclette. Il mourut dans le dénuement, faute d'avoir pu faire breveter son invention...


Hors les murs

Bordeaux ne détient évidemment pas le monopole des lieux secrets et des histoires insolites. Toutes les communes de l'agglomération ont, elles aussi, leur part de mystère. Les présenter nécessiterait plusieurs ouvrages, mais on ne saurait résister à une petite mise en bouche. Pour quitter la ville, l'idéal est de passer par le dernier rempart encore visible des 5 kilomètres d'enceinte qui protégeaient Bordeaux au XIV e siècle, au n° 30, rue du Hamel, près des Capucins. A Mérignac, un détour s'impose par l'ancienne glacière, 82, rue de Mérignac, sorte de petit fortin du XVIIIe siècle dans lequel on stockait les blocs de glace. Mérignac abrite également, au 76, avenue des Eyquems, l'étonnante Maison-Carrée d'Arlac, achevée en 1789 pour le banquier Peixotto et qui rappelle, bien qu'antérieure à celle-ci, la célèbre Maison-Blanche de Washington.

A quelque distance, la commune de Talence surprendra par son château du Prince Noir, bâti au XIVe siècle à proximité de la forêt royale de Bordeaux où Edouard, prince de Galles, dit le Prince Noir, allait chasser.

Enfin, plus loin vers le nord, aux portes du Médoc, la commune de Blanquefort se distingue par les ruines du château du Diable. Elles sont, avec la tour Veyrines de Mérignac, ancien donjon d'un imposant château féodal, les seuls vestiges d'architecture militaire médiévale encore visibles dans l'agglomération bordelaise

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05 janvier 2008

A Quevilly, avec qui ?

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Depuis lundi, date de reprise de l'entraînement, les Girondins préparent un 32e de finale de Coupe de France qui les opposera à l'U.S. Quevilly (CFA), au Havre. Mais pour l'entrée en lice de sa formation dans la compétition, Laurent Blanc ne dispose pas de la totalité de son effectif. Car pour certains, et notamment le contingent Sud-américain, les vacances se sont prolongées. Ainsi, les arrivées se sont effectuées au compte-goutte sur la plaine du Haillan. Si Carlos Henrique était présent lors du premier rassemblement commun de l'année, Fernando Cavenaghi, Alejandro Alonso et Jussiê ne sont rentrés que jeudi, tandis que Wendel, suspendu, ne reviendra en Gironde que dimanche, à l'instar de Fernando Menegazzo, qui bénéficie d'une permission supplémentaire jusqu'au 8 janvier. Tandis qu'Edixon Perea tente depuis plusieurs jours de trouver sur place un compromis avec le club de Gremio Porto Alegre (Brésil), en vue d'un éventuel transfert, Alou Diarra, Marouane Chamakh et Souleymane Diawara ont réintégré l'effectif mercredi.

Une bonne nouvelle pour un staff bordelais ayant récupéré l'ensemble des ses éléments dans un état physique « très correct » (à l'exception de David Jemmali, toujours blessé au mollet), mais qui n'est gage d'aucune certitude concernant les deux derniers cités. Car si Éric Bédouet estime le Franco-marocain et le Sénégalais « disponibles » pour jouer en Normandie, il n'est pas certain que leurs sélections respectives y soient favorables, dans l'optique de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations, qui débutera le 20 janvier prochain, au Ghana. Pourtant, ces retours par vagues successives ne semblent pas inquiéter outre-mesure le préparateur athlétique des Marine et Blanc. « Ceux qui sont partis en vacances et qui n'ont repris que jeudi, doivent être prêts pour samedi, prévient-il. C'est prévu, et leur programme a été préparé pour qu'ils soient opérationnels. Après, ce sont eux qui diront s'ils sont capables de jouer ou pas... »

Blanc : « faire jouer les meilleurs »
Et lors de cette échéance piégeuse, les Aquitains, déjà éliminés de la Coupe de la Ligue dès le premier tour face à Metz (1-2), ne saurait goûter à une nouvelle désillusion, qui plus est face à un adversaire hiérarchiquement inférieur, mais spécialiste de l'épreuve. Gardant le souvenir d'une élimination en 8e de finale face à Montceau-les-Mines, la saison passée, les Girondins se montrent avisés, à l'image de leur buteur, David Bellion. « Nous sommes des professionnels et devons être prudents d'entrée, indique-t-il. Il n'y a pas eu d'excès et tout le monde est affûté. Nous devrons nous faire plaisir en étant sérieux, face à une équipe qui fera le maximum pour nous contrer, poursuit-il. Mais nous ne jouerons pas chez nous, et cela va être dur... » Une approche méfiante, que Laurent Blanc, prêt à « faire jouer les meilleurs, y compris dans le but », ne contredit pas. « Bien figurer en Coupe de France est un des objectifs du club, rappelle-t-il. Nous aborderons ce match avec le plus grand sérieux et de la motivation. Nous n'avons eu que peu d'images de Quevilly, mais nous savons que c'est une bonne équipe et nous la respecterons. Ce sera difficile, mais pas impossible... »

Un beau défi à relever pour l'actuel 3e du championnat de France, qui n'a plus remporté le trophée depuis 1987.

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03 décembre 2007

BORDEAUX-TOULOUSE: Arrachée in extremis

Les Girondins se sont imposés in extremis hier soir face à Toulouse, au bout d'un match épique qu'ils menaient 3-0 à la pause, avant de laisser leurs adversaires égaliser à 3-3

Merci Pierre Ducasse ! Sans leur milieu de terrain défensif, entré en fin de rencontre à la place de Cavenaghi et auteur d'un coup franc victorieux à deux minutes de la fin, les Girondins auraient offert une drôle de fête à leurs supporters pour ce qui était le 2 000e match de leur histoire. Ils se sont ainsi imposés in extremis face à Toulouse, sur le score incroyable de 4-3, après avoir pourtant mené 3-0 à la pause. Les spectateurs du stade Chaban-Delmas vécurent un moment d'intense ferveur avec le coup d'envoi donné par le petit magicien qui enchantait autrefois le Parc Lescure, Alain Giresse, sans doute très ému par l'hommage vibrant. Mais ils auront surtout assisté à une partie unique, spectaculaire, indécise, un vrai derby, marqué par dix avertissements, qui par son déroulement souvent semblable au match de fin de saison au Stadium, restera à jamais ancrée dans leur mémoire.
Il fallait que l'invité de la fête soit Toulouse, dirigé par ce rusé d'Élie Baup, pour que cette partie affiche un tel scénario, avec un Elmander survolté, auteur des trois buts de son équipe, comme au Stadium en mai dernier et détonateur de l'incroyable retour de sa troupe en deuxième période. Ce but de Pierre Ducasse, inscrit au plus fort de la fièvre toulousaine, est particulièrement précieux, qui permet à son équipe de reprendre la troisième place au Mans et de revenir à trois points de Nancy.

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Wendel ouvre le score. Mais pourquoi donc les hommes de Laurent Blanc, menant 3-0 à la pause, se retrouvèrent-ils à 3-3 sous la pluie battante, à dix minutes de la fin d'une deuxième période catastrophique, en position délicate, submergés par des Toulousains tout à coup sublimés par la perspective de réussir l'exploit ? Le problème pour les Girondins fut peut-être qu'ils menèrent trop facilement au score, sur trois coups de pied arrêtés, qui ne reflétaient pas tout à fait la réalité du terrain.
Bordeaux ouvrit le score très rapidement sur un coup franc de Wendel, rééditant son coup du Stadium de la fin de la saison dernière (7e). Mais il profita en cela d'un oubli de Mansaré, qui s'écarta du mur. L'équipe au scapulaire doubla son capital sur corner, sur une envolée et un coup de tête de Diarra, qui n'aurait jamais dû être validé, si l'on considère que le milieu international, pour prendre le ballon, planta ses deux genoux sur Emana (32e). Enfin, Wendel réussit une volée étourdissante, sur un corner d'Alonso (38e), offrant ainsi à ses couleurs un large avantage, pour un match dont le sort paraissait alors scellé.


Main de Diawara. Mais, en dépit de ce score flatteur, Ramé et ses copains ne s'étaient procuré aucune occasion, si ce n'est sur une percée d'Alonso, promptement dégagée par Emana. Jamais Bellion, le deuxième buteur du championnat, jamais Cavenaghi, à nouveau aligné en pointe, n'avaient pu tirer au but. Il est vrai que Toulouse quadrillait parfaitement le terrain et ne laissait aucun espace à Alonso, Micoud et Wendel. Le beau jeu prôné par l'entraîneur cévenol n'était alors qu'une douce utopie.
D'actions construites, nous n'avions rien vu, comme cela avait déjà été le cas quinze jours auparavant devant Rennes. Mais le score était le même, comme si les Marine et Blanc avaient désormais décidé d'appliquer ce tarif à leurs invités.
Et puis tout changea en deuxième période. Parce que, perdu pour perdu, Baup avait conseillé à ses joueurs de tout donner dans cette partie si défavorable. Il suffit de pas grand-chose et notamment un peu de relâchement dans le marquage de Tremoulinas. Mais surtout d'une main assez mal venue de Diawara pour que tout change. Le penalty réussi par Elmander (63e) relança les Toulousains et changea totalement la perception psychologique des joueurs. Car, comment expliquer que Fernando, jusqu'ici impeccable, commette une relance aussi peu assurée que celle de la 72e, interceptée par un Mansaré à l'affût. Ce dernier joua le coup avec finesse, pour fixer Ramé et servir Elmander sur un plateau. Oublié le contentieux des deux hommes au retour de Zurich !
Blanc, on le comprend, prit peur. Et changea Cavenaghi pour Ducasse. Ce qui n'empêcha nullement Elmander de signer son troisième but de la soirée, profitant d'un centre d'Ebondo et d'une sortie manquée de Ramé (82e). Et puis survint ce coup franc libérateur !!!

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25 novembre 2007

Alors ???

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APRÈS CAEN-BORDEAUX. --Humiliés par les Normands, décrochés dans la course à la qualification directe en Ligue des Champions, les Girondins devront se soigner avant de recevoir Toulouse dimanche

Ils étaient trois samedi soir sur la pelouse du stade Michel d'Ornano à avoir déjà enduré pareil supplice. Ulrich Ramé et Marc Planus, les deux héros malheureux de la débandade caennaise, ainsi que Franck Jurietti. Il s'agit là du trio bordelais rescapé d'un très triste Auxerre - Bordeaux, conclu sur le même score infamant de 5-0, le 31 janvier 2004, alors que Michel Pavon officiait sur le banc. Depuis ce cauchemar signé Cissé, Akalé et Tainio à l'Abbé-Deschamps, jamais les Girondins n'avaient encaissé une telle dégelée. Il faut dire qu'un score aussi lourd est rare dans un championnat aussi compact et homogène que la Ligue 1. Depuis le début de la saison, une seule rencontre s'était terminée par quatre buts d'écart (1). Ceci ne donne que plus de relief à l'incroyable scénario qui s'est noué à partir de la 10e minute de ce Caen - Bordeaux. L'inexplicable s'explique. Tentative.

Des errements individuels

Ulrich Ramé est dans le collimateur. Sur le premier but, sa mésentente avec Marc Planus est criante. A-t-il hurlé à son défenseur de lui laisser le ballon ? Pas assez fort, alors. Le choc entre les deux hommes a laissé toute latitude à Gouffran d'inscrire dans la cage bordelaise désertée son troisième but en deux sorties à Michel-d'Ornano. Le deuxième but, à la 29e minute, s'apparente à une « Sébastien Frey ». La boulette dans toute sa pureté. « Je rate mon appui et je ne fais qu'effleurer le ballon alors que je voulais le boxer », a reconnu le gardien. Laurent Blanc a souligné que Ramé avait sauvé suffisamment de points pour qu'on n'aille pas lui chercher des poux dans la tête. C'est exact, s'agissant du meilleur Bordelais des quatre dernières saisons. Mais son bilan depuis la reprise est entaché d'une autre grosse faute, une expulsion en position de dernier défenseur à la 23e minute de Bordeaux - Le Mans le 15 août dernier. Les Girondins menaient alors 1-0. Ils s'étaient fait battre 2-1 au final.
Marc Planus est l'autre grand fautif de la soirée. À moitié responsable du premier but, il a ensuite sombré au point de perdre des duels en pagaille. On pourra toujours dire que son expulsion doublée d'un penalty à la 75e minute était sévère. Mais quand on prend le risque d'accrocher un attaquant qui file au but? Régulier dans ses performances et par ailleurs indispensable à son équipe, il a sans doute disputé son pire match en professionnel. Ca arrive dans une carrière.

Les joueurs incapables de réagir

En infériorité numérique, tenir un score en se repliant sur sa cage et revenir au score sont deux cas de figure bien différents. Le premier est praticable, Bordeaux y était parvenu à Lille le 15 septembre malgré l'expulsion de Marouane Chamakh (1-1). Le deuxième est rarissime tant il est compliqué de prendre le jeu à son compte sans se faire piéger en contre. Aussi, la lourdeur de l'addition peut-elle se comprendre. Le manque de révolte, moins. On n'a jamais senti Bordeaux apte à compenser collectivement l'expulsion de Chalmé dès la 36e minute.
Souleymane Diawara, un des meilleurs Bordelais samedi, le résume bien. « On était bien dans le match. On prend un coup derrière la tête avec ce premier but, et puis encore un autre coup avec le deuxième et on se retrouve dans un jour sans. Cette défaite est beaucoup plus grave que celle subie à Nancy. Caen en voulait beaucoup plus que nous et ça s'est vu », juge le défenseur central. « Bordeaux manque de caractère. Ceux qui suivent nos performances savent que ce n'est pas la première fois que je reproche à mes joueurs leur manque de réaction. Je ne me suis malheureusement pas trompé sur la valeur mentale de mon équipe », a tranché Laurent Blanc après la partie.

Des remplacements qui se discutent

Si Bordeaux manque de caractère dans les moments difficiles, peut-être son entraîneur aurait-il dû sortir en priorité ceux qui baissaient les bras. Jussiê, par exemple, tombé dans un anonymat exaspérant dès lors que l'affaire a tourné au vinaigre, et surtout Micoud qui a traversé la partie en fantôme du joueur qu'il a été. Autant la saison passée, son recrutement dispendieux lui valait un statut de titulaire nullement justifié par de trop pâles prestations, autant cette année Blanc l'utilise avec parcimonie. Mais sur ses deux derniers matches en L1, à Strasbourg et à Caen, il n'a pas montré grand-chose. Blanc a fait le choix de sortir Diarra, Bellion et Alonso pour muscler le jeu de Bordeaux. Avec 5-0 à la sortie, le pari a été perdu semble-t-il.

Et maintenant, on fait quoi ?

Dans la lente course des gastéropodes vers les places européennes, Bordeaux n'a pas tout perdu samedi. La nouvelle défaite de Rennes l'autorise encore à se battre pour le podium dès la réception de Toulouse, dimanche à Chaban-Delmas. Mais, faut-il le rappeler en considérant le cas du voisin de la Garonne, seule la lutte pour les deux premières places directement qualificatives pour la Ligue des Champions a un sens (2). Or Lyon et Nancy s'échappent. Avant de se faire dompter par Lyon lors de la 10e journée (1-3), Bordeaux ne comptait qu'un point de retard sur le champion de France. Avant de se faire clouer au pilori par Nancy lors de la 13e journée (1-0), Bordeaux ne déplorait que deux points de retard sur les Lorrains. Trois matches plus tard, les Girondins sont à neuf et six unités du duo de tête. Alors stop ou encore ?

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29 octobre 2007

Bordeaux, une ville classé au patrimoine mondial de l'Unesco

Pourquoi, me diriez vous ?

Parce que.....

Bordeaux_Pont_Pierre

Bordeaux porte bien son nom, au bord de la Garonne à la fois calme et agitée en fonction des marées...

bordeaux_Palais_de_bourses_miroir_d_eau

...mais aussi Bordeaux est magnifique avec sa façade du palais de la Bourse...

bordeaux_grand_theatre

le Grand Théatre fut et est encore plus aujourd'hui, le symbole d'une beauté ancestrale et bourgeoise...

Bordeaux_006

Bordeaux_022

...la place du parlement est l'entrée idéale de ce vieux Bordeaux qui laisse pantois devant tant de détails architecturaux et de douceur de vivre dans les vieilles rues...

Bordeaux

...et que dire de la cathédrale Saint André et la tour Pey Berland....

Bref.............

J'adore à jamais cette ville où je finirais mes jours !!!!!!!

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27 octobre 2007

Le Banc d'Arguin

Certainement l'endroit le plus beau du monde selon moi !!!!!!

arguin

Le Banc d'Arguin est un vaste affleurement de sable blond qui émerge à peine de l'océan, à l'entrée du Bassin d'Arcachon, entre la Dune du Pyla et la pointe du Cap Ferret.Le Banc d'Arguin constitue le plus vaste banc de sable du littoral girondin. Bien que ses contours se modifient sans cesse en raison des marées, son étendue à marée basse est d'environ 4 kilomètres de long sur 2 kilomètres de large.
Très apprécié des plaisanciers et des ostréiculteurs, qui y ont installé de nombreux parcs à huîtres, le Banc d'Arguin sert également d'aire de repos à de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs.Le Banc d'Arguin est classé réserve naturelle depuis 1972..
Le Banc d'Arguin est l'ensemble des bancs de sable visible au large de l'entrée du bassin d'Arcachon. Ces bancs sont plus ou moins visibles selon l'état de la marée. Cet ensemble est la seule échancrure importante le long du cordon dunaire du littoral gascon.Sous l'action des courants marins, des marées et du vent, les bancs de sable changent continuellement de forme et d'emplacement entre la dune du Pilat et la pointe du Cap-Ferret.

Le Banc d'Arguin est l'entrée du bassin d'Arcachon que l'on connait aussi pour:

jpg_Dune_du_Pyla_Banc_d_Arguin_1_

La Dune du Pyla, culminant à plus de 100 mètres, s’étirant sur 2,7 km de longueur et large de 500 mètres, elle est la dune la plus haute d’Europe. De son sommet, la vue est exceptionnelle : d’un côté, le Banc d’Arguin, le Cap Ferret, le Bassin, l’océan ; de l’autre une immense forêt de pins.

dune_py

L'île aux Oiseaux, est le domaine des sternes, courlis et autres chevaliers gambettes. L’homme s’y aventure peu, se limitant à explorer l’anse au pied des Cabanes Tchanquées.

ile_aux_oiseaux

Les Cabanes Tchanquées, furent à l’origine élevées afin d’abriter des gardiens chargés de surveiller les parcs à huîtres. Perchées comme les bergers landais sur des échasses ( tchanques en gascon ), elles leur permettaient d’avoir une vue imprenable sur le Bassin d’Arcachon, dont elles sont devenues le symbole.

Cabanes_tchanquees

La Pointe du Cap Ferret est un espace naturel sensible, aujourd'hui propriété du Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres.

pointe

Le Bassin d'Arcachon, immense jardin maritime, est devenu un haut lieu de l'ostréiculture. Aujourd'hui, les parcs à huîtres se déploient sur 800 hectares tout autour du Bassin et du Banc d'Arguin. La Route de L'Huître est l'une des plus belles façons de découvrir les multiples facettes du monde ostréicole.

Mais aussi,

La Pointe aux chevaux, située entre les villages de Petit et Grand Piquey, constituait autrefois le point de départ des troupeaux de chevaux qui partaient rejoindre à la nage l'île aux Oiseaux afin d'y paître les herbes salées. Reste le site, aujourd'hui aménagé, depuis lequel on peut admirer la côte environnante et l'île aux Oiseaux.

pointe_cheveaux

Le Truc Vert (Clotilde chérie, tu vois de quoi je veux parler !!!!), avec son immense et superbe plage, déploie ses charmes au coeur d'un espace naturel préservé fait de dunes et de forêts, rendez-vous des amateurs de vagues océanes.

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Bref, un jour, j'y retournerais pour de bon !!!!!!!

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24 octobre 2007

À Bordeaux, Alain Rousset défie Alain Juppé

Le président socialiste de la Région Aquitaine se présente contre le maire sortant UMP de la ville.

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LE SUSPENS n'en était plus vraiment un. C'est donc Alain Rousset qui conduira la liste socialiste lors des élections municipales de mars prochain. « Je souhaite être le prochain maire de Bordeaux », a lancé hier avec détermination le président de la Région Aquitaine. Une conviction qui contrastait quelque peu avec l'indécision dont il a fait preuve avant de se lancer à la conquête du Palais Rohan. En effet, si, depuis quelques jours, tout laissait à penser qu'il se porterait candidat, Alain Rousset a attendu la date limite du dépôt des candidatures au sein du PS pour l'officialiser. Il y a quelques jours, l'actuel maire UMP Alain Juppé, n'hésitait d'ailleurs pas à se moquer de l'attitude de son adversaire. « Quand la décision sera officialisée, ce sera un non-événement », écrivait dans son blog Alain Juppé, estimant que cela commençait « à friser le ridicule ». C'est donc dans un restaurant du coeur historique de Bordeaux, qu'Alain Rousset a choisi d'expliquer les raisons de son choix. Avec enthousiasme, il a évoqué son désir de « donner un nouveau souffle, une nouvelle ambition, un nouvel avenir » pour cette ville qu'il veut faire « entrer dans le XXe siècle ». Pour lui, cela passe notamment par « un besoin de rajeunissement » au niveau culturel, urbanistique, social et sportif. Celui qui vient d'être élu député de la septième circonscription de la Gironde a cependant reconnu qu'il lui a fallu un certain temps « pour assumer » cette candidature. « Je voulais notamment vérifier qu'il y avait une unité des socialistes et de la gauche derrière ma candidature », a-t-il expliqué. Une condition remplie, tous les socialistes ayant depuis quelques jours multiplié les appels de soutien. Les personnalités socialistes girondines telles que la députée Michèle Delaunay, « tombeuse » d'Alain Juppé en juin, le candidat malheureux aux municipales partielles d'octobre dernier, Jacques Respaud, et Alain Anziani, premier secrétaire départemental, étaient d'ailleurs assis à ses côtés. Tous savent en effet que la bataille s'annonce musclée. Le principal intéressé le reconnaît sans peine. « Je n'ai jamais abordé une élection avec des sondages aussi peu favorables, je passe limite le premier tour », a souligné Alain Rousset. Il aura en effet à affronter un adversaire de taille en la personne d'Alain Juppé.

Affaibli dans son propre fief

Mais depuis quelque temps, l'ancien premier ministre se trouve quelque peu affaibli dans son propre fief. En juin dernier, celui qui occupait alors le poste de numéro deux du gouvernement Fillon avait perdu d'une courte tête la circonscription de Bordeaux centre, face à la socialiste Michèle Delaunay. Une percée de la gauche qui s'explique notamment par un changement sociologique dans cette ville, détenue par la droite (Chaban-Delmas puis Juppé) depuis 1947. Président de la Région Aquitaine, président de l'Association des Régions de France, l'ancien maire de Pessac, ancien vice-président de la communauté urbaine de Bordeaux, Alain Rousset, en cas de victoire en mars prochain, devra choisir. Hier, il a annoncé qu'il quitterait la présidence de la Région. Symboliquement, il lancera sa campagne par un meeting avec Bertrand Delanoë, Gérard Collomb et Jean-Marc Ayrault, les maires PS de Paris, Lyon et Nantes. Pour les deux Alain, les enjeux de cette élection sont différents. Juppé joue son avenir politique. Rousset, lui, n'a pas grand-chose à perdre mais tout à gagner. Une éventuelle victoire renforcerait son poids au sein du PS. Une des clés du scrutin résidera dans les éventuelles alliances que les deux hommes, qui souhaitent tous deux mener des listes les plus ouvertes possible, pourront conclure. Rousset peut déjà compter sur une union avec les Verts. Une alliance précieuse puisque le candidat Vert Pierre Hurmic avait remporté 6,83 % des voix au premier tour des législatives de juin dernier. Rousset et Juppé lorgnent surtout tous deux les voix centristes. Lors de l'annonce de sa candidature, Alain Juppé avait laissé entendre qu'une alliance avec le MoDem était en bonne voie : Alain Rousset a pour sa part affirmé hier qu'« une alliance (était) souhaitable ». Les tractations vont donc pouvoir commencer.

Posté par Fabweb à 11:47 - Bordeaux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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